Translate

mercredi 30 décembre 2009

The Very Most


Groupe américain originaire de l'Idaho, The Very Most sont 5 musiciens dont deux voix, celle de Jeremy et celle de Gia qui se répondent avec magie et osmose.
En 2004 ils enregistrent leur opus Making the Case For Me. A l'époque Jeremy avait parallèlement un autre projet avec sa soeur Rachel qui est aujourd'hui membre de Parenthetical Girls. Aujourd'hui c'est Elijah son frère, guitariste, qui rejoint The very Most, ainsi que le bassiste Zach House, Clint Vickery à la guitare et Jake Hite à la batterie et sortent ensemble l'album Congratulations Forever avant d'accueillir Gia Trotter.


Jeremy n'est pas un débutant, ni en herbe ni en culotte courte. Membre de Yukon and You, DOLL et Pajama Party, il est aussi à la tête du label Coming in Second Records qui représente Unicorn Feather (groupe de Elijah Jensen), the Microphones, the Feelings etc.
En 2009, le groupe de ménétriers décide de sortir un EP honorant les quatre saisons. De la transhumance aux moissons, des noel neigeux au chichis sur les plages, il y a depuis quelques jours l'ep Winter et ses trois titres, dont Away In A Manger, qui assure un charmant noel pop. The Very Most c'est de la legereté, du tempo, du brio, de la clarinette, du tambourin, des clochettes de sleigh bells cheres à Sufjan Stevens ou encore à Jens Lekman.
Ils signent également en avril 2009 un très bel album de 8 titres qu'ils partagent avec le groupe Lions & Eagles (autres furieux du glockenspiel, du banjo et des mélopées chaloupées). Ils sont riches d'influences et aiment Of Montreal, the Aislers set, the Housemartins, travaillent avec Built to Spill et convie les fans des Smiths à savourer la reprise du titre Cemetery Gates. Les demandes pleuvent depuis quelques semaines sur indiecater.com (leur ep est à 2 euros).
Une nouvelle année s'annonce pour eux fleurie de projets et de concerts. (incursion en Irlande en Décembre sur Balcony TV)
myspace.com/theverymost

vendredi 25 décembre 2009

dimanche 20 décembre 2009

Yarn Owl


Groupe d'indie-pop originaire de la ville de Pullman, ils enregistrent Stay Warm, vinyle composé de 6 titres après avoir sorti l'année dernière Tiny Dots et ses 7 titres sous forme de cassette audio, en 100 exemplaires. Pour ce faire, le quator, Javier, Ted, Tim et Tyler a à son côté le bassiste de Band of Horses, Chris Early et l'ingénieur Ed Brooks qui travaille également avec Fleet Foxes. Tantôt pop, tantôt anti-folk, les Yarn Owl sont actuellement en studio peaufinant ce nouvel album ; Sur scène c'est avec les Fruit Bats, les Final Spins, Grand Archives ou encore les Helio Sequence le 28 février prochain qu'ils font leurs premières armes.



En à peine deux ans, les voici lancés préparant une tournée pour le printemps prochain. Leur style musical évoque les Shins dans les compositions et les Beatles dans l'interprétation. Les écouter est un ravissement. On s'amuse en visitant leur univers poppy naif dans Rubik's Cube ou bicycle et on apprécie cette veine enthousiaste qui groove dans Without you. Sur Yarn Blues la basse et le métallophone rendent nos pieds fébriles et épileptiques. Le leitmotiv: l'amour. Le leader, Javier, confie que le titre de l'album Stay Warm vient simplement d'un mot chaleureux donné par son amie dans une lettre. Stay in tune with the moon est un morceau pour les noctambules qui ne prête pourtant pas au sommeil. Le nom de Yarn Owl vient du Yarn Art, (objet décoratifs faits avec de la laine ou du coton). Même si Javier s'est extasié devant un hibou (Owl) en laine dans une expo, je confirme, il n'y a rien de nocturne chez Yarn Owl.
myspace.com/yarnowl
yarnowlmusic.com/"


vendredi 18 décembre 2009

Cascadeur


Mélodiste originaire de Metz, compositeur acrobate des notes, interprète magicien dont la voix porteuse de secrets et de particules voluptueuses envoûte et nous enveloppe dans son univers. La cadence d’Alexandre Longo alias Cascadeur embarque et fait voyager. Clavier fantastique de Variety Lab aux côtés de Jacques Tellitocci percussions et vibraphone et Jérôme Didelot à la basse, il est derechef synthé et piano au sein de Sharko ou encore d’Orwell. La sensibilité qui émane de son grain de voix fait alliance avec son talent précieux et son travail passionné. Cascadeur s’ingénie à nous surprendre et nous enchanter.



Le moins que l’on puisse dire c’est que le monde de Cascadeur est original. La candeur enfantine dans la forme est mêlée au fond, fait des capacités artistiques immodérées de l‘artisan. Il est doué et inspiré. Sa pudeur le rend grand et émeut. Dans un entretien, l’auteur compositeur interprète le souligne :
"Cascadeur renvoie à cette notion d'enfance revisitée puisqu'il m'a été donné de jouer avec un jeu baptisé Cascadeur (il s'agissait d'un motard vêtu de blanc. Il suffisait de remonter sa mécanique afin qu'il s'élance sur un tremplin) ... Il était évident que j'utiliserais une panoplie afin de rejoindre une nouvelle fois des terrains de jeux enfantins, ce qui me permettrait simultanément de jongler avec les concepts d'apparition et de disparition de personnages."



Après avoir reçu le prix CQFD en 2008, Cascadeur se désolidarise de son point d’ancrage et brûle les planches en live. Les concerts fusent, du Midem à la Cigale, du sud au nord, bientôt Paris... La dynamique de Cascadeur est en marche! Il peaufine la bande originale du film Nous trois de Renaud Bertrand avec Emmanuel Beart et travaille ardemment sur son album 10 titres qui poursuivra cette belle l’odyssée.
myspace.com/cascadeur


Variety Lab feat Yael Naim

jeudi 17 décembre 2009

Orwell




Connaissez-vous la citation dans A défaut de génie de François Nourissier? “A quoi tient le pouvoir des citations placées en épigraphe? Grâce à elles on se sent moins seul. On marche dans le noir avec moins d’angoisse, on fanfaronne.”
Savez-vous que sur le plan scolaire, culturel et éducatif, la France détient la 23ème place sur les 27 pays membres de l’union européenne? Rien de grave, il y a le Téléthon et David Guetta. L’un pourra peut-être sauver l’autre.
Le génie humain c’est le savoir et l’esprit critique draguant le présent, le passé et l’avenir c’est aussi le nom du dernier album d’Orwell. Orwell est de Nancy, groupe pop que j’écoute depuis 2000 grâce à la compilation La piste aux étoiles, sur laquelle apparait Fugu. Orwell, Jérôme Didelot, est un auteur-compositeur génial. Mi-ange, mi-démon, voix cristalline et pétillante, des paroles en français, des mots qui ont un sens et une profondeur. Jérôme, à chaque fois, offre des tonalités, des verbes, et nous conte de belles histoires.
Tout d’abord la création de la pochette et l’illustration est de Charles Berberian (guitariste du groupe) et de son complice Dupuy dont Leonard de Vinci dirait “La simplicité est la sophistication suprême.” Au-dessus de moi sort de la platine et me voici à Acapulco avec Jacques Tellitocci, percussionniste. La présence ensoleillée de l’indonésienne Aprilia Sari accompagnée à la guitare par Ulysses Piedra, arrose de notes bossa plus l’infini.

Il y a aussi du génie de Mozart en la personne d'Alexander Von Mehren, jeune norvégien, excellent pianiste compositeur de jazz-pop âgé de 26 ans, qui fait les arrangements sur Sun Holiday. Mozart disait que le “vrai génie sans cœur est un non-sens. Amour! voilà l’âme du génie”.
Et Orwell aime, reste fidèle à ses amis, comme à JP Nataf ancienne complicité de 2001 ou aux High Llamas et Morning Star. Morning Star qui revient jouer à la guitare sur le titre Elémentaire, puis l’ami Médéric Gontier des Tahiti80 et sa géniale guitare qui sont de la partie sur Le bon endroit.
Le génie canadien c’est l’astrophysicien Hubert Reeves, qui travaille en écoutant Tannhäuser de Wagner, fait des conférences sur Mozart et les étoiles et qui proclame “les salles de concert sont mes églises”. Côté astral, mon conteur d’étoiles adoré de la pop c’est Jason MacIsaac des Heavy Blinkers qui est là, lui aussi avec Ruth Minnikin sur Septembre.
Le génie de Jérôme Didelot nous accompagne tout le long de l’écoute, dans les hautes tours de la pop, des sens. L'œil est sur les plaines fertiles, et la tête, dans l’archipel des empires mélodieux où Orwell est roi.
myspace.com/orwellfrenchband



lundi 7 décembre 2009

The Existentialists


Jeune compositeur de Toulouse, le fief infernal des Mods qui détrône depuis des années Paris dans le style, Jimmy des Existentialists en est le seigneur. Depuis 2006, il crée de malicieuses mélodies, les interprète avec sa riche et puissante personnalité. Il compose du twee pop, du velvet underground, du punk, du rock. Ses inspirations sont infinies, colossales.

Du rythme profond de ses guitares, de la cime de son tambourin, de sa voix provocante et pop qui nous ramène à la vitesse du son aux Kinks, the Creation et à Syd Barrett, de la vibration de son harmonica, Jimmy Mazel prouve qu‘il est un des rares jeunes artistes français à avoir cette fibre psychédélique innée et incommensurable.
Un ep de 5 titres sort l’été dernier sur un label britannique Topplers Record qui repère le personnage. Le sublime All the Polka dots Bandits parait donc, après une participation à la compilation #13 de l’excellent label américain Series Two Records, le label qui met en avant depuis 4 ans des talents de l’hexagone (et d’ailleurs) qui passent sous le nez des labels français qui n’arrivent pas à s’enlever les truffes des narines.
http://piggledypop.blogspot.com/2009/02/series-two-records.html


Jimmy fonce, joue, compose et chante comme un dieu. Il nous entraîne avec lui depuis des années dans son univers pop’art sixties, où il excelle. A ses côtés, le bassiste OlivierS dit OS, le guitariste Thibaut Padlock, le roi du DIY/lo-fii, qui tel un mcgyver sous acide bricole des délires psychédéliques post-syd barrett avec trois fois rien, dixit Jimmy, et occasionnellement Nico M, Adrien D, Lord Sulivan, musicien passionné issu du même fief et qui assure la basse au sein du groupe Pony Taylor.

My very spécial world, Sonny & cher, Shelagh is a mod, sweet Eileen, les titres signés The Existentialists sont de véritables bonbons punks-psyché, un kaléidoscope de goûts et de sons qui font rougir les pommettes; Les arpèges déjantés et absolus fusent, la rythmique cravatée et culottée à la Byrds claque et les paroles "riffent" et sont imparables. Les arrangements d’une perfection pop sont finement ficelés; les mélodies surprennent par leurs constructions alternatives, miraculeuses, hallucinantes de qualité, dans un mouvement hippie et psyché intense qui donnerait sûrement envie à Kubrick ou Aldous Huxley de retourner à la consommation excessive, au bib', de l‘eau du Gange.

Jimmy fait partie de la famille Piggledy Pop.
Sa voix puissante est porteuse d'energie, de force et d'intelligence. Après des scènes et concerts notre seigneur toulousain prépare un prochain ep avec King of the Land (disponible sur le myspace) et le nouveau fracassant The Sound of Love.
The existentialists seront le 20 décembre 2009 en concert avec les Television Personalities et San Leon à Toulouse. Pour commander le ep :topplers.net/

myspace.com/theexistentialistsband

jeudi 3 décembre 2009

God help the Girl


Voilà on y est, après 4 années de préparation, le film God help the Girl arrive!! Cela fait 3 ans que Piggledy est dans le secret du projet et suit l’avancée de l’aventure pas à pas.. Enfin, ça y est ! L’équipe conduite par Stuart Murdoch est en piste pour nous présenter la première comédie musicale pop à la BO fracassante. S’il fallait que quelqu'un s’y colle pour le réussir avec brio ce ne pouvait être que monsieur Murdoch alias Belle & sebastian.

Avec beaucoup d’humour, il y a 3 ans, Stuart lance un concours sur son site, un avis aux chanteurs qui souhaitent adopter leur voix sur une mélodie et un texte composés de sa main. Il reçoit les démos, les écoute et recrute ainsi les voix qui assureront le tour de chant de God help the Girl.



Se greffe au magnifique album concept, après des auditions et rencontres magiques, Catherine Ireton à la voix cristalline venue de Limerick en Irlande, déjà présente sur le titre et la pochette du single de B&S, The White Collar Boy, Alex Klobouk (photo) chanteuse allemande qui avait participé au clip de Wrapped Up in Books de B&S, l'écossaise Celia Garcia qui a répondu à l‘annonce, les américaines Brittany Stallings, Dina Bankole; il y a aussi en guest, Asya, membre du groupe de Seatle, the Soosh. Catherine Ireton, membre depuis 8 ans du duo acoustique Go Away Birds, est le cœur et la vedette de God help the Girl en y interprétant la plupart des titres et tenant le rôle majeur de l’histoire, celui d’Eve.


Pour boucler la boucle américano-écosso-irlandaise le titre Perfection as a Hipster est assuré finalement par Neil Hannon de Divine Comedy (après Gary Olson des Ladybug Transistor). Nous pouvons l’entendre interpréter ce titre de manière grandiose sur le premier live de God help the Girl à Usher Hall de Edimbourg, avec le BBC scottish symphonie orchestra. L’illustre Stuart Murdoch, a beau avoir mis 5 ans pour porter à maturation ce beau projet, entre temps il a écrit pour Belle & Sebastian l'album The Life Pursuit en 2006; puis, le quadragénaire passionné de course à pied, se marie en 2007 à New-York avec la photographe Marisa Privitera. Mais son cœur est à Glasgow, ville qui l’habite, qui le voit naître en 68 et où se trouve le lycée où il enregistre son premier disque en 1996, Tigermilk. L’écosse est un sujet récurrent depuis qu’il écrit des chansons et dans God help the girl, essentielle et centrale.
Le film a une aura autobiographique troublante.



Les 14 titres qui accompagnent l’histoire sont somptueux. Il y a ce savant dosage de fingers clap, arrangements de cordes, violons, violoncelles, harpes, des fantastiques guitares aux mains de Stevie Jackson et Bobby Kildea, de sifflements joyeux, d'orchestration symphonique des trompettes assurée par Mick Cooke, de piano et clavier du maestro Chris Geddes. L’équipe Belle & Sebastian anime l’atmosphère pop du disque et semble en pleine ascension. L’histoire raconte les aventures de la jeune et angélique Eve, respectant la loi de la sainte Trinité, sexe, drogues et rock'n'roll.
God help the girl était la mission de Stuart qui évoque le thème de la religion dans l’histoire, comme le souligne le titre. Mais, il précise de façon très « scottish », "I would never chase somebody up the street with a club trying to get them to convert."
C’est élégant, émouvant, un travail divin qui hisse Stuart Murdoch dans la lumière, une fois de plus.
myspace.com/pleasegodhelpthegirl
godhelpthegirl.com/



samedi 28 novembre 2009

Geoffrey O'Connor


Tête pensante du groupe Crayon Fields, Geoffrey O'connor est actuellement un des meilleurs auteur-compositeur de pop du territoire australien. Pour les amateurs de musique sucrée et naïve que vénère Piggledy, comme les australiens Lucksmiths, Fred Astereo, ou encore les new-yorkais Essex Green et Ladybug Transistor, Geoff est votre homme.

Crayon Fields voit le jour en 2002, à Melbourne grâce à Geoff O’connor à la composition, chant et guitare, le bassiste Brett Hudson, le guitariste Chris Hung et le batteur Neil Erenstrom. Ils font paraitre un disque des plus charmants en 2006, Animal Bells, un ep détonnant en 2008, Mirrorball et réitèrent en septembre 2009 en signant chez leur ami et musicien virtuose Guy Blackman, All The Pleasures of the World.
http://piggledypop.blogspot.com/2009/10/guy-blackman.html


Ce cd est un cadeau auditif qui vous réchauffera l'hélix tout l'hiver. Geoff y signe une douzaine de titres superbes qui sortent de l'ordinaire et percutent l'attention. Les percussions et la rythmique, maracas, clochettes, tambourins sont aux petits oignons. Les cuivres ludiques et légers taquinent les cordes et les choeurs et nous palpent instantanément les hanches. Il invite son frère Nick à jouer au violon et une amie, Jessica Says au violoncelle ainsi qu'Esther et Juno, deux amis au chant et arrangements. Les années passées le groupe a assuré des tournées en Europe, Asie, Amérique aux côtés de Jens Lekman, Calvin Johnson, Mt Eerie/Microphones, Laura Veirs, The Blow, Dear Nora, Guy Blackman etc.

En 2007, derrière le nom de Sly Hats, Geoff sort en solo une pureté mélodique, du velours fragile, un duvet musical aux sonorités sixties, Liquorice Night attrape et plaque les airs en tête un bon moment. Geoff est un perfectionniste qui écrit et compose dans sa chambre, avec une humilité exemplaire et avec, selon ses termes, "un équipement décent". Il reprend son nom Geoffrey O'connor et oublie Sly Hats qu'il n'a jamais aimé, tout comme l'idée d'un alias. Car cet artiste, réaliste, la tête sur les épaules, signe la charte de l'inspiration sans borne et d'un talent qui lui ouvre des possibilités inouïes: du flamenco au rythm and blues, de la bossa à la pop orchestrée de Bacharach au psyché de Pet Sounds, et au charisme de Harry Nilsson. Geoff travaille à son prochain disque, plus musclé, futuriste, orné d'un style fantasy qui donnera envie de danser comme un capridé et de bouger ses tentacules. Insatiable, éloquent, ardent, Geoffrey O'connor est déjà souverain au pays de la pop.
myspace.com/geoffreyoconnor

dimanche 22 novembre 2009

Sonny Smith


Il arrive en 2002, originaire de San Francisco, avec son univers pop psyché qu'il propose dans This Is My Story, This Is My Song, son premier album. C'est drôle de constater l'avancée de Sonny Smith qui, il y a 8 ans chantait son titre Life in flames et revient le 17 novembre 2009 présenter son dernier bébé, Tomorrow is Alright et le titre single Too young to burn.
C'est son 5ème disque et rien ne semble perturber l'énergumène pianiste et guitariste, qui, inlassablement et avec humour, compose des morceaux aux sonorités pop-californienne groovantes des années 70 mêlée à l'ambiance psyché de Green Village des années 60. Il y a du Jonathan Richman et Alex Chilton, du Lou Reed et Syd Barrett dans ses chansons.


Sonny Smith, prestidigitateur de l'orchestration est un musicien complet et touche à tout. Ecrivain, journaliste, il écrit et dirige des films; dans une interview il énonce ses lectures: Kerouac, Brautigan, Miller, Bukowski, Jean Genet, Celine, Burroughs. Il griffonne des nouvelles pour Watchword Literary Magazine qui lui demande en 2002 de produire un disque collectif One Act Plays sur lequel on retrouve Edith Frost, Neko Case, Miranda July, Jolie Holland, Andy Cabic, Virgil Shaw, Mark Eitzel, John Dwyer etc. Alors que Carrie Bradley des Breeders apparaissait sur son 1er disque, avec Ralph Carney musicien de Tom Waits, Julie Holland prenait part à son 2ème album Sordid Tales of Love and Woe, Sweet Lorraine. En 2005, il travaille sur son 3ème album Fruitvale avec Leroy Bach du groupe Wilco.

Sonny Smith aime les collaborations et en 2009, ne fait plus cavalier seul. Il s'entoure d'autres artistes pour son nouveau projet appelé Sonny & the Sunsets, comprenant Kelley Stotlz and Tahlia Harbour. D'autres artistes apparaissent sur Tomorrow is Alright, John Dwyer, Tim Cohen et Shayde Sartin; La troupe forme une sorte de chaudron à potion magique. Les judicieux arrangements sont acoustiques, les textes narratifs, parsemés d'humour sur les mélodies ensoleillées de l'orgue fuzz; L'ambiance pop-garage des guitares est agrémentée de handclaps, de trompettes et de choeurs "feu de camp". La personnalité de Sonny Smith est fraiche, joyeuse, entrainante et ses disques en sont les ambassadeurs. Mieux vaut être réactif car les précieux albums de Sonny sont produits à 500 exemplaires et on commence déjà à se les échanger sous cape.
myspace.com/sonnythesunsets
sonnysmith.com

mercredi 18 novembre 2009

De Kift


Groupe des Pays-bas, De Kift a 20 ans et a des productions aussi variées et colorées que les tulipes et mimolettes du plat pays. Que ce soit sur Vinyle ou sur cd, les 8 compères aiment reprendre des chansons d'artistes qu'ils admirent comme les Franz Ferdinand (Heisa-ho). Ces groupes adaptent en retour les titres des hollandais. Calexico reprend De Kift, par exemple ou bien encore Zita Swoon.

En 1989, les débuts sont dans la mouvance punk puis le style évolue entre le folk et la pop fanfare. Les guitares et les trompettes habillent l'univers nostalgique, parfois mélancolique de De Kift qui utilise des textes littéraires et poétiques dans ses chansons, comme la plume de Erich Maria Remarque ou d'Alexandre Pouchkine.
Ils participent lors d'un duo avec Arthur H à l'album dédié à Dick Annegarn en 2006, Le grand Diner. Ferry Heijne, le chanteur de l'ensemble, mais aussi joueur de trombone et trompette, invite son père, jeune retraité trompetiste à rejoindre la troupe. S'ajoute à l'atmosphère familiale, son frère Pim à la guitare et son neveu Mathijs Houwink à la basse.

Les cuivres et le timbre de voix de Ferry envoûtent. De Kift nous cueille dès qu'une oreille trempe dans cet atmosphère chaloupée de folklore nordique. Tous les marins qui flambent leurs florins, tous les moulins et les coffee shops d'Amsterdam, de Rotterdam vivent dans les notes de De Kift. Depuis le début du mois de Novembre, le groupe assure des concerts de Mont de Marsan, en passant par Toulouse, St-Lys et Gouda. Ils invitent à la découverte de leur âme en chantant en néerlandais à travers les rues de Rennes ou de Paris; Généreux, musiciens jusqu'au bout de leurs cravates, de 30 à 70 ans, les De Kift ont une personnalité et un son prodigieux unique en son genre. Albums et vidéos sur le site officiel à découvrir pour fêter avec eux ce bel anniversaire !
myspace.com/dekift
dekift.nl

#85.1 - DE KIFT - BEGUINE

dimanche 15 novembre 2009

Will Stratton


Il compose What The Night Said son premier album à l'âge de 17 ans, Will Stratton est alors déjà diplômé et commence l'université dans le Vermont. Suit le EP, vile bodies.
Aujourd'hui le jeune auteur, compositeur, interprète et producteur de 22 ans nous présente son album sophomore No Wonder, sorti le 3 Novembre dernier. Quels disques !!!

Son opus est considérable, fort impressionnant, de la veine de Nick Drake. Will reprend d'ailleurs le merveilleux Place to be avec un brio à couper le souffle et à faire disjoncter la moelle épinière. Son deuxième essai, Vile Bodies en téléchargement libre sur son site, est un coup de maître. La guitare semble venir du fond des âges, sa voix est d'une musicalité impressionnante, les titres sont riches de maturité et la pochette représentant une gravure médievale, chevaliers en armure, épée à la main en dit long sur son univers. En écoutant Your Grace, on se demande si Will Stratton n'est pas un paladin qui traverse les siècles. Il joue en pinçant les cordes de sa guitare comme un orfèvre, ajustant son chant sur les arpèges prestigieux; c'est subtil et intègre.


Quant à sa dernière production qui date de quelques jours, l'écriture et les compositions atteignent un niveau artistique fantastique. Les violons et trompettes rejoignent les morceaux pop et folk pour évoquer Robin des Bois, Franny, personnage de Salinger ou encore Judas. Les thèmes historiques, romanesques ou encore personnels comme dans Nineteen ou New Jersey sèment de l'émotion. Les mélodies inspirées et touchantes font leur effet. L'instrumentation est parfois lyrique, parfois powerpop, parfois countrypop où le cor d'harmonie anglais vient superposer le tambour d'orchestre.

Will Stratton fait partie de ces prodiges qui transforment en or tout ce qu'ils bricolent. Très jeune avec déjà un sens de l'instrumentation si parfait, une connaissance et maitrise des instruments et du patrimoine musical des grands songwriters, une personnalité artistique si inspirée et contemporaine; Son talent me rappelle un proche et me ramène à lui. Gilbert Cesbron disait dans Bonheur de rien, "Chacun de nous possède une musique d'accompagnement intérieure. Et si les autres l'entendent aussi, cela s'appelle la personnalité".
myspace.com/willstratton
willstratton.com/

lundi 9 novembre 2009

Nik Freitas



Nik Freitas, est un auteur-compositeur de Californie qui, photographe de métier est aussi un passionné de musique multi-instrumentiste. Il a à son actif 5 disques qu'il produit lui-même sauf le dernier qui est enregistré par Conor Oberst. C'est avec ce dernier qu'il joue en tournée dans le fameux Mystic Valley Band mais aussi sur les albums, comme le dernier d'Oberst Outer South.

Nik Freitas est un artiste qui griffe ses compositions de sa personnalité et ses experiences de vie. Il sort son premier disque à 23 ans en 2002, Here's Laughing At You, l'année qui suit Heavy Mellow, l'excellent Voicing the Hammers en 2006, dans la foulée Shoe Bee Do Bop et enfin le dernier Sun Down.



Il commence à se faire un nom en partageant une tournée avec Jason Lytle (Grandaddy), puis avec Oberst fait une centaine de dates tout en ecrivant et composant Sun Down. Il vient nous le presenter en Europe dès mai 2009.
Freitas c'est un coktail d'Elliott Smith, de Josh Rouse, de Brendan Benson, comme il le dit lui même, un air de Graceland mêlé à Abbey Road. C'est superbe et mélodieux. Les chansons sont construites de manière pop, parfois minimaliste parfois sunshine. Le piano et les guitares au profil rock british accompagnent le tambourin et des "lalala", des "houhouhou" pop californiens. Certains titres swinguent, d'autres sont plus mélancoliques et tous rendent honneur au folk dans une musicalité effervescente. Il y a 5 chansons offertes sur le site de Daytrotter, enregistrées en live dans leurs studios.


Nik Freitas appose sa voix magnifique sur ses instrumentations pop, comme dans see me there et enregistre un album moderne souligné de références. En écoutant it aint like that, je pense à Dylan, inévitablement. Les 10 titres de Sun Down sont fraichement parsemés de trompettes et d'orgue. Sun Down est ensoleillé, une réussite absolue.

myspace.com/nikfreitas
nikfreitas.com/ 

mardi 27 octobre 2009

Hannah


Véritable keepsake mélodique, le travail de composition de Hannah, accroche, décolle, aspire et scotche. Phénomène que j'ose comparer au charisme d'Elliott Smith, ce jeune artiste nous arrive de son fief niçois dès 2000 en assurant la première partie de Dominique A.
Emmanuel Alarco est Hannah, le créateur, depuis peu accompagné du batteur Laurent T alias Mr Tam.

A ses débuts, avec sa guitare, Emmanuel envoute et son grain de voix attire l'attention suite à sa reprise notamment de MGMT, Time to pretend (vidéo). Exercice ardu que celui de se produire seul, se lancer dans l'arène avec ses feuillets et ses tripes. Pourtant cela semble si naturel et lui va comme un gant. Le talent et la passion, alliés, coulent de source en présence d'Hannah.



Ses morceaux font éclat. Son interprétation est solide autant que sensible. Sa musicalité et sa voix véhiculaient déjà une force en solo mais avec son comparse Laurent à la rythmique, les mélopées du duo deviennent puissantes. Comme dans un des nouveaux titres, Prehistory, la guitare électrique ne lésine pas sur le voltage. L'originalité du tempo de Mr Tam trouve sa place. Ses baguettes dansent avec énergie sur les ballades tantôt folk tantôt pop, en complète symbiose avec les textes ornés "lye in the dark, wait for us to be in bed, in the living-room, headphones on, you play your best records you don't need the light...for the music in your head, you know all the intros and the lyrics by heart...where the singers go to high, where the drums are too loud" Hannah est inventif, porte en lui cette créativité qui fait la grandesse et la jolie définition d'un artiste. Emmanuel Alarco est un musicien à l'aube de son oeuvre qui nous réserve assurément de belles surprises.

hannah

dimanche 25 octobre 2009

DAP


Fondé par Benoit DAP, ex-bassiste de Teaspoon, groupe pop avec lequel il a enregistré un album, DAP prend son envol en 2006 quand Yann le bassiste de Teaspoon et le batteur JF.V, ancien de Da Brazilians le rejoignent, suivis du violoncelliste bassiste Serge V et la pianiste chanteuse Cha au tourbillonnant grain de voix, de la chanteuse Emilie et de la comédienne Elsa M.

Inspiré par le cinéma des années 70 et par ses compositeurs, allant de Colombier à Sarde en passant par Jean-Claude Vannier, par le charme de ses actrices comme Anna Karina ou Jeanne Moreau, Benoit compose des morceaux dignes de bandes-originales pour un cinéma gracieux et galant. Il est peu surprenant que des scenari s’immiscent dans les chansons sachant que Benoit Dap écrit des nouvelles également à ses heures loisibles.


La séduction a déjà opéré puisque le groupe joue sur plusieurs scènes françaises et parisiennes, dans des festivals comme Les Rendez-vous Soniques avec Pauline Croze, ou encore assuré la première partie de Philippe Katerine.
Comme au volant d’une Jag’ les DAP avancent en offrant le 1er juillet 2009 leur tout premier album éponyme mixé par Yann Arnaud (Air, Syd Matters) et Alexandre Cloître (Lanskies).
A la manière de Christophe ou de Benjamin Biolay, une douce mélancolie s’échappe des titres, et le fantôme du grand Serge Gainsbourg n’est jamais très loin..


DAP dévoile son atmosphère comme une pellicule en noir et blanc avec aussi des scènes de swing et de rythmique ravissante ! Benoit compose avec distinction ses morceaux orchestrés et inspirés tout en assurant de superbes textes en français. Son timbre de voix sensuel, son chant erogène met en valeur les femmes qui l'accompagnent; tout comme savait le faire Gainsbourg. Ses partenaires dans Western ou le titre X font vibrer leur féminité sur les arpèges de basse et les cuivres suaves, tout en rondeur erotique. Les tempo crescendo de L'île fantastique et de Georges Michael donnent de l'intensité et de l'exaltance glissante jusqu'à Les Kamikazes. L'élégance du piano dans le dernier morceau Les requins blancs rejoint la mélodie du clavier du premier titre Moleskine et boucle ainsi l'écoute en guise de plongeon envoûtant et pétulant dans l'univers DAP.

Dap (Emilie M. (chant) Elsa M. (chant) Ben dap (chant) Yann (guitares) Jeff (batterie) CHa(claviers) Serge (basse) C.H henry(batterie) Tonio H.(enregistrement) réalise aussi des génériques pour la télévision comme celui de Musique classique sur France3

myspace.com/legroupedap

jeudi 8 octobre 2009

Guy Blackman


1990, Guy Blackman a 16 ans et vibre pour Syd Barrett, de qui il emprunte le titre d’une chanson pour nommé son fanzine, Chapter 24. Originaire de Perth, dans l’ouest australien, Guy a 18 ans quand il édite ses articles et chroniques musicales accompagnés de compilations sur cassettes audio. Il ne tarde pas à créer son propre label puis un autre fanzine avec son ami Richard Foster et dès 1995, installés à Melbourne, ils produisent leurs premiers disques. 1996, Guy est le seul employé au label Corduroy records, autre label, dont il prendra finalement les rênes.

Guy Blackman est avant tout un musicien accompli et intègre plusieurs groupes, d’abord le sien, Sulk and Sleepy Township puis ceux de Joanna Newsom, Bill Callahan, Jens Lekman, Calvin Johnson, Mt Eerie, en partageant des concerts avec Stereolab, Cat Power, ou encore Elliott Smith..


En 2002, Guy s’offre un break et part vivre au japon. Il revient 18 mois plus tard pour relancer Chapter Music et Corduroy Records.
Après des années nourries de sa passion, passées à jouer avec une multitude de groupes, responsable de labels, le voici sur le devant de la scène avec son premier album Adult Baby.
Ce disque respire la flower-pop australienne, un diamant de mélodies minimalistes et naïves qui honorent le genre. La guitare acoustique resplendit sur les envolées des partitions de piano et se mêle au cor, au saxo, aux trompettes pour créer une ambiance délicate et élégante.

Les 15 titres ont une âme pop (à la Belle & sebastian, Lucksmiths); Ils se présentent tous avec une orchestration différente. Guy Blackman assure seul la plupart des instruments et cette brillante polyvalence s’en ressent dans le format des compositions. A ses côtés, nombre d’artistes ont participé à Adult Baby, la chanteuse de The Art Of Fighting, Peggy, sur Johnny et Jens Leckman qui chante en duo sur Dark And Quiet Place, puis aussi les musiciens de son label, les Dirty Three, The Crayon Fields, Pikelet etc…
Fan absolu de Syd Barrett, les influences de Guy sont toutes aussi sexy que sensuelles, Dennis Cooper, The Left Banke et Serge Gainsbourg. Le rythme séducteur du casio et de la batterie livre une atmosphère cabotine où les paroles dévoilent une dialectique audacieuse à l’érostisme pudique délicieux. Adult baby c’est de la pop charnelle, de la musique tactile, l’art de dire sans dire…Guy Blackman a une imagination mouvante et émouvante.
myspace.com/guyblackman

mercredi 30 septembre 2009

Laminated Cat



Groupe rock d’Athens en Georgie, USA, les Laminated Cat offrent leur nouvel album depuis le 30 septembre 2009. Autant vous le préciser de suite, ils sont signés sur Garden Gate le label de Maci, l’épouse de Robert Schneider, illustre grand maître producteur (of montreal, Neutral milk hotel, Olivia tremor control.. Etc), créateur du label américain elephant6 qui est aussi leader du groupe Apples in stereo. Voilà, la messe est dite.


Le single du groupe ( AJ Griffin, Tanner Olin, Cooper Smith, Camden Smith), Aquamarine est évidemment psyché et pop, comportant une mélodie élastique et dynamique. La batterie, basse, claviers se dandinent gaiement sur les paroles tonitruantes. Les 4 artistes définissent leur genre comme ceci: ba ba ba da dum ba ba da dum WHOOOSH (siren noise!!!!) da da da da ba bum dee dum chicka-chicka et ont orchestré l’album Umbrella Weather avec un certain sympathique piquant.
La classe absolue pour ce sang neuf d’Athens qui a vu défiler bon nombre de groupes typés et excellents.

Umbrella weather est en vente depuis 2 jours, le groupe comptabilise à peine 150 écoutes sur leur myspace et pourtant, mon doigt (le petit et autre) me dit qu’on va en entendre des vertes et des mûres sur les Laminated cat. Une météorite à suivre des yeux et des oreilles…
myspace.com/laminatedcatt
freewebs.com/laminatedcatt/

samedi 19 septembre 2009

Kings of Convenience



Un brin de notes fleuries bossa annonce le troisième album des Kings of Convenience. Ils sortent un premier LP en 2001 Quiet Is The New Loud qui mène illico le duo norvégien au top des ventes de disques et à une renommée mondiale.

Le deuxième Riot On A Empty Street arrive en 2004, après avoir été amplement attendu et offre la collaboration de la chanteuse Feist, leur amie depuis leurs débuts.

Il aura fallu patienter 5 années pour ce grandiose Declaration of Dependence. (sortie prévue le 29 octobre 2009), période pendant laquelle Erlend monte brillamment son affaire en solo avec The Whitest boy alive.
piggledypop.blogspot.com/2008/02/whitest-boy-alive.html


L’impatience des fans des KOC est comme à l’accoutumée, fortement justifiée. Cet hymne à la liberté, déclaration d’indépendance signée des mains de Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe comportant 13 titres est un bijou absolu. L’ambiance est ensoleillée, la rythmique tropicale, à l’image de la pochette, différente des photos passées et de leur programme musical davantage en osmose avec l’univers cosy au coin du feu ou de fraiches escapades dans les fjords.
De manière fidèle, on retrouve l’instrumentation qui fait toute la splendeur et l’originalité du duo, guitares acoustiques, piano, violoncelle, contrebasse. Leurs deux voix, suaves et soft s’accordent toujours dans un splendide unisson.

Quant au thème, il se trouve imagé par le voyage, en bateau cette fois-ci, laissant de coté les trains, comme dans Boat Behind, My ship isn’t Pretty.
Si vous ne connaissez pas encore les Kings of Convenience, welcome on board, cet album est un excellent indice de leur style et ne peut que plaire aux néophytes. Pour les amateurs des Kings, un titre bonus bien connu Riot on an Empty street apparait à la fin de l'écoute..
kingsofconvenience.org
whitestboyalive.com

mardi 15 septembre 2009

Princeton



Oyé Oyé, la nouvelle est arrivée ! Les Princeton officialisent leur entrée dans le monde de la joyeuse pop et concrétisent leur style musical californien acharné grâce à la sortie le 29 septembre de leur premier album, Cocoon of Love.
Voilà presqu’un an que Piggledy Pop attend cet événement. On y est. Les 11 titres sont véloces et brodés d’or.

piggledypop.blogspot.com/2008/12/princeton.html

jeudi 10 septembre 2009

Cherbourg


Voici un joli nom de ville normande pour ce quator anglais qui emmerge depuis quelques mois. Au chant et guitare il y a Andrew Davie, à la flûte, guitare et mandoline Phil Fiddle, Chris Maas à la batterie, et Kevin Jones au chant et basse. Phil et Davie se croisent et forment le groupe, qui s’appelle à l’origine Davie Fiddle qui accompagnera Laura Marling en tournée. Ils rencontrent les deux autres il y a quelques mois seulement pour former Cherbourg. C’est dans leur ville natale, Londres, qu’ils présentent leur premier EP cette année, Last Chapter of Dreaming.

Ce qui est notable chez cette jeune formation et dans cet opus, c’est la maturité hallucinante et la solidité de la composition et de l’interprétation. Lorsque l’EP de quatre titres, Never Love Again, Horses, Let You Down et The Mill sort en février dernier, les médias rock accrochent illico à l’écoute des surprenantes balades. Les voltigeants violons donnent envie de danser et le chant d’affronter n’importe quel bouc (petite allusion personnelle). L’atmosphère qui se dégage de ces mélodies est foudroyante. Les radios et sites le diffusent et les mp3 se vendent comme des petits pains !! L’univers des Cherbourg vogue entre les plaines de bruyères écossaises, les plaines arides du Kansas, le fog-folk londonien et un accent presque celtique qui dresse les poils.


Ils transgressent le genre et leurs harmonies sont accomplies, épanouies. Agés d’à peine 24 ans, ces quatre anglais entrent de plein pied dans le domaine pop-rock indépendant et leur créativité, leur originalité, leur personnalité signent une belle productivité à venir. Un second Ep depuis quelques semaines, Into The Dark et leur enregistrement No more flowers qui sort le 5 Octobre prochain.cherbourgmusic.com



mardi 1 septembre 2009

The Aliens


C'est toujours une association de malfaiteurs bien givrés, rien de changé... Piggledy aime ces écossais et adhère à 100%. En mai dernier les Aliens sortent l'ep Sunlamp Show, un cd solaire disco, prescrit par les dermato avant les bains d'UV estivaux.



Pour les curieux, Piggledy parlait jadis du psychédélique Gordon Anderson et d'Astronomy for dogs présenté en mars 2007.

piggledypop.blogspot.com/2008/02/aliens.html

thealiens.co.uk

lundi 31 août 2009

Starlight Mints


Starlight Mints est un de mes groupes adorés depuis la sortie de leur premier cd en 2000 The Dream that stuff was made of. Ils sont 5 «pop-mutants» venus de l’Oklahoma, indissociables depuis leur début dans les années 90, Allen Vest au chant et guitare, Marian Love Nunez au clavier, Andy Nunez à la batterie, Ryan Lindsey, guitare et piano et Javier Gonzalez la basse.
Built on Squares sort en 2003 et révèle leur style moribond et sauvage; avec les titres Black Cat et Jack in the square, à avoir chez soi !

Drowaton sort en 2006 et de manière constante, revoici les Mints avec leur dernier bébé sorti le 21 juillet 2009, Change Remains. Là, on ne frôle pas la perfection, on ne flirte pas avec l’excellence, on est en plein dedans. Starlight Mints est un de ces groupes inclassables marqués par un style particulier. Leur son est unique. J’aime chez eux cette griffe personnelle, que j’appelle pop-electro-fi zzz. Les distensions de cordes qui chavirent les tympans, que ce soit des guitares ou des violons. La voix d’Allen, sarcastique, fraîche et franche bondit et rebondit comme un élastique tendu qui part, fuse et transperce l’air. Il y a dans Change Remains une énergie solide et une vitalité virale qui pourrait éradiquer, à son écoute, les effets néfastes de la mouche tsé-tsé.
L’ensemble des titres est grandiose, ils parviennent avec facilité à faire cohabiter du jungle avec du dance-floor, du pop avec de l’electro-funk. La basse et le trombone sont pénétrants. Les Mints ont un tigre planqué dans les guitares qui n’est pas végétarien, mais diablement psychédélique. Le piano énervé, les guitares pétaradantes qui véhiculent une certaine niak plairont aux amateurs des Raveonettes, par exemple.
(vidéo : extrait de Change Remains, Power Bleed)
starlightmints.com/

samedi 29 août 2009

zookeeper

A la tête de deux groupes dans les années 90, Mineral et The Gloria Record, coincés dans le genre indie-rock et shoegaze, Chris Simpson revient à Austin, Texas, en présentant son projet nommé Zookeeper. Il y a eu entre temps un long break, une distance nécessaire avec la musique pour que Chris retrouve son envie de composition. Il sort Becoming all things début 2008, un album fleuri et glorieux. Sorti de la soupe Indé-pop-rock, Chris Simpson nous fait part de ses atouts alternatifs psyché et de sa fibre pop charismatique.

Becoming all things a des airs de festivités, les rythmes fondent et les sons tournoient comme des flocons de neige. Les harmonicas, flamboyants accueillent la voix de Chris, sensible et touchante. Son grain de voix est l’âme des morceaux, comme dans le live enregistré sur une radio, le titre Royalties.
La batterie est de la dentelle, les guitares folk électroniques et les claviers entrent dans la danse du western swing. Les titres mettent en valeur le genre folk, le pousse en puissance, exubérant, en y mariant du piano, des mandolines, banjo, trompettes à gogo, accordéons, clarinette, violoncelle, trombone, orgue, mélodica etc…L’ambiance pop s’allie à l’ambiance saloon. C’est très varié, fouillé et fourni. Le banjo et la basse taquinent les violons, tambourins et guitares électriques sans complexe. Il n’y a pas lieu d’en avoir puisque Zookeeper propose des mélodies fort inspirées et des paroles significatives, voire excentriques et belles.


L’atmosphère bout, captive, Zookeeper est porté par un Chris Simpson brillant et émouvant. Accompagné de sa troupe :
Chris Simpson (guitare accoustique, harmonica); Michael Booher (guitare accoustique); Alex Dupré (guitare electrique, piano, orgue); Jeff Klein (mandoline, percussion); Seth Woods (basse, synthe); Jennifer Stephens (chant); Brian Hubbard (guitare électrique et classique); Ben Lance, John Hoover (guitare); Erin Lance (violoncelle, clarinette); Kullen Fuchs (accordéon, melodica, trumpette, trombone); Ben Houtman (piano, orgue Wurlitzer) ; Cully Symington (batterie, percussion).
myspace.com/zookeepersworld

SLURP

vendredi 28 août 2009

The Duckworth Lewis Method


Depuis le 6 juillet 2009, le grand Neil Hannon de Divine Comedy présente aux côtés de son nouvel ami et compatriote irlandais, Thomas Walsh du groupe Pugwash un projet hors du commun, un album concept fracassant : The Duckworth Lewis Method.
Neil Hannon est Lewis, Thomas Walsh est Duckworth, tous les deux sont joueurs de cricket. Ce sport traditionnel britannique est à l’honneur sur l’album. Outre le fait qu’il soit excellent, sûrement le meilleur disque de l’année de ce côté de la Manche, le thème du cricket est traité avec beaucoup d’humour et de satire. A l’écoute du éponyme The Duckworth Lewis Method, le rictus s’active.


Le titre Gentlemen & Players nous conte les règles du sport royal avec une drôlerie infinie mêlée à la constante élégance de l’orchestration signée Hannon. Les instruments déferlent sur des mélodies formidables, harpe arcadienne, cor, trompettes, piano, flûtes. Lewis nous conte l’histoire d’un des meilleurs batteurs de cricket de tous les temps, Javed Miandad dans la chanson Meeting Mr Miandad. C’est pop et c’est beau. Le nostalgique Mason on the Boundary narre les rites et traditions du village de cricket. Les personnages sont attachants, la musique d’une grande qualité, originale et accrocheuse. On ne lâche plus le disque !
En 1996, Thomas Walsh invite Neil Hannon à participer à un gala de Noel en Irlande. Les deux artistes se rendent compte de la passion commune pour le cricket, surtout Walsh qui est obsédé par ce hobby depuis son jeune âge.

Tous les deux ont enregistré dans une ambiance bon enfant qui ressort absolument à l’écoute des 12 titres. Ils n’ont quasiment pas répété, ont enregistré dans des conditions de live pendant 6 heures avec à la clé un résultat splendide. Neil Hannon et Thomas Walsh, dont le groupe Pugwash mérite le coup d’oreille offrent un album bien irlandais haut en couleurs, avec ce que cela comporte d’authentique, de frais, de drôle, de spontané. Carrément conseillé ! Et pour les globe-trotters les Duckworth Lewis Method sont le 4 septembre au festival de Stradbally en Irlande avec les Fleet Foxes, Madness, Echo & the bunnymen, Withest boy Alive etc, une myriade de grands groupes. Neil Hannon co-signe un album encore surprenant après 12 disques sous le nom de Divine comedy; Le maestro pop mérite bien son haut-de-forme. (vidéo :
Meeting Mr Miandad)
myspace.com/dlmethod
pugwashtheband.com
TrackListing : The Coin Toss * The Age Of Revolution * Gentlemen And Players *The Sweet Spot * Jiggery Pokery * Mason On The Boundary * Rain Stops Play * Meeting Mr Miandad * The Nightwatchman * Flatten The Hay * Test Match Special * The End Of The Over

jeudi 27 août 2009

Yo la Tengo


Piggledy reprend du service après un été passé avec les déménageurs bretons…Et rien de tel pour attaquer une rentrée que le Retour aux sources.

Yo La Tengo est un groupe pop phare apparu dans les années 90, qui flirte avec l’excellence et traverse les décennies sans prendre un poil blanc sur le caillou. Ces trois américains venus du New-Jersey sont Ira Kaplan et Georgia Hubley, les deux tourtereaux qui forment le groupe en 1986, James McNew qui les rejoint en 1992 pour l’album May i sing with me et prendra son envol dans Painful de 1993 pour devenir un membre à part entière de la formation.

Depuis le trio Yo la Tengo a signé 12 albums dont le dernier Popular Songs qui nous sera présenté le 8 septembre prochain avec en extrait, le savoureux titre Periodically Double or Triple.
L’album déboule comme une comète, alliant le funk au rock garage, la pop au sophistiqué symphonique avec les instruments à cordes en guise d'ouverture dans le titre Here to fall.
Le style de Yo la Tengo a toujours été riche d’influences, du Velvet underground au Kinks, les compositions sont restées riches elles aussi de talent et d’originalité mêlant une pincée de Sonic Youth aux Brian Jonestown Massacre. On entend un tempo country, parfois de l’experimentale, de la musique de chambre, ou encore du punk… ces trois artistes aiment la musique dans toute sa variété et la reproduisent, sous leur propre sceau, de bien scintillante manière. Ils sont même demandés depuis 2005 pour écrire et participer aux bandes originales de films, presentés au festival Sundance. Ils signent en tout 27 morceaux pour le cinéma et nous offrent un disque en 2008 les regroupant tous, We shoot, we score. Ils collaborent même à la musique du film français Jean Painlevé, ou alors font la musique d’un épisode des Simpsons…les horizons sont divers.

Éclectiques, prolifiques, avec un don infini pour l’écriture, l’interprétation, les live sur scène, les Yo la tengo brillent de spontanéité et d’humilité. Ils sont appréciés pour leur esprit d’équipe et leur professionnalisme par l’ensemble des groupes indépendants, la presse rock est unanime et attend comme nous tous la tournée (60 concerts en 3 mois) qui commence aux États-Unis en septembre et se poursuit en Europe en Novembre, avec une date au bataclan à Paris.
Piggledy compte dans ses titres chouchou la chanson « speeding motorcycle » interprétée par Marylou Lord et jouée à la guitare par Elliott Smith, reprise par Yo la Tengo, the Pastels, écrite par Daniel Johnston.
(vidéo: here to fall extrait de Popular Songs)
myspace.com/yolatengo

samedi 25 juillet 2009

From your balcony


From your Balcony est un projet drivé par Nicolas. Il y a 3 ans au mois de mai 2006, je le découvre par hasard sur myspace. J’ai un coup de foudre pour la photo où un naif ballon vieux rose voltige et pour cette page qui propose un titre magique. A ce moment là, Nicolas assurait des études brillantes qui ne lui laissaient guère le temps loisible de composer. Aujourd’hui c’est avec ses diplômes en poche, responsable et connaissant ses priorités qu’il laisse éclater sa musicalité mêlée à son vécu.

Depuis mai 2008, les auditeurs se multiplient et profitent eux aussi de son nouvel ep 7 titres, The Leaver and the left, garni de mélodies riches et épatantes; The calm after the car crash est le dernier ep remixé en mai 2009 avec son complice Johann Simon (www.myspace.com/faust_arp) qui s’attelle à son côté, ainsi que ses amis, Cyrille Michaut à la guitare, sieur FX Duquesnoy à la basse et Caroline Swierczek au violon.
The Leaver and The Left s’annonce avec une basse fantastique, un piano taquinant un clavier sixties avec des paroles qui font écho et répondent à celles du premier ep de démos.


Le travail de Nicolas et ce don de la composition sont époustouflants; son sens de la mélodie, est perfectionniste et ultra sensible à la fois. Il y a dans les orchestrations des sonorités qui me rappellent les mélopées de Sigur Ros, de Radiohead et la sensibilité de Garneau et Maximilian Hecker. Les jeux de cordes décollent et les symphoniques violons, tous de grande tenue, sont comme des étoiles filantes qui voltigent au fur et à mesure des titres. Le piano et la volupté vocale de Nicolas créent une atmosphère céleste exceptionnelle.

An old fashioned girl m’a scotché et touché parce que c’est tout simplement beau et la jolie nostalgie galbée dans l’accordéon accorde l’ambiance au texte : "a sailor that you kiss sweater lost in your reverie, no need to Wake up early..a soldier that you love safely in front of the tv, you’re living vicariously.." Les paroles dansent et valsent sur une ribambelle d’instruments tout le long du disque, avec un magistral Hushing qui boucle l’écoute de The Leaver and the Left de manière royale…Frissons garantis.
From your Balcony est chaleureusement conseillé par Piggledy ! En bonus sur le myspace, en titre offert It hurts me so (Jay Jay Johanson cover)
myspace.com/fromyourbalcony

vendredi 24 juillet 2009

Julien Ribot


Julien Ribot fait partie de la jeune génération d’artistes pop français depuis ses débuts en 1990 lorsqu’il rencontre Philippe Katerine qui travaille sur la compilation Allo la France, Moshi moshi destinée au Japon. Julien écrit alors deux titres " je dormais sous la neige" et "?" pour une chanteuse japonaise. Le pied à l’étrier il sort son premier album (double cd) en 2001, Hotel Bocchi sur lequel Katerine et Dyonisos apparaissent et où Françoise Breut reprend le titre "?".

Julien Ribot, outre ses talents de compositeur, de musicien, est aussi un brillant graphiste, diplomé de l’école supérieure d'arts graphiques Penninghen et expose ses œuvres dans les galeries en France et Suisse. Ses intérêts et son don pour l’art graphique se retrouvent dans son deuxième magnifique album concept de 2004, La Métamorphose de Caspar Dix, où la douce atmosphère pop est couronnée d’imaginaire et d’un univers fantasmagorique. La même année il réalise plusieurs autres projets comme l’album Bouille de lune de Orly Chap.

La dernière production de Julien, Vega, est sortie en 2008. D’une grande qualité musicale habitée de cuivres, d’instruments à cordes, flûte, glockenspiel, guitares, piano, la poésie s’y invite aussi. La finesse orchestrale est notamment illustrée sur Le Rêve de Tokyo, par l’élegante présence du koto, instrument japonais.
La voix et le chant se marient avec féerie sur un clavecin et un piano délicats. L’intimité de Julien passe dans les mots, l’intonation et dans ses duos avec sa compagne Annabelle, sur La Nuit et Les Jardins de Boboli qui débordent d’érotisme.
Réel délice mélodique, Véga confirme que Julien Ribot, quelque soit sa métamorphose, est bien présent parmi nous.
myspace.com/julienribotmusic

samedi 11 juillet 2009

Kingsbury Manx


Les Kingsbury Manx, groupe américain de Caroline du nord, débutent en 2000 en enregistrant un ep éponyme et offrant des concerts sans compter. Ils se lient avec un label de Chicago et sortent leur premier album Let you down en 2001. Une jeune scène pop indé explose sur la côte est des états-unis à cette époque ; Les sonorités des Kingsbury sont intimement liées à ce mouvement naissant qui compte les Essex Green et Ladybug Transistor, entre autres.
Le disque Let you down est si mélodiquement conçu, techniquement concocté, que le magazine NME le classe dans le top50 de l’année 2000. Il marque aussi l’attention d’Elliott Smith qui proposera aux Kinsbury Manx de partager sa tournée US de 2001.


Alors que les musiciens du groupe se connaissent depuis les bancs du lycée, les deux leaders Kenneth Stephenson et Scott Myers quittent le projet et sont remplacés par Clarque Blomquist (batterie, basse, chant) et Paul Finn (piano, clavier, chant) qui viennent rejoindre Bill Taylor (guitare et chant) et Ryan Richardson (basse, percussions et chant) . Après le pharamineux Aztec Discipline de 2003 puis The Fast Rise and Fall of the South de 2005, encore un coup de maître mixé par Jorgensen de Wilco, et avoir tourner avec Gorky's Zygotic Mynci, The Sea and Cake, The New Pornographers, Calexico etc, les voici de retour en 2009 avec Ascenseur Ouvert !
Tout l’album est bon et beau. Le titre Over the Oeuvre qui aurait pu être composé par Neutral Milk Hotel ou Of Montreal, déroule le tapis rouge au clavier psychédélique, à une guitare fardée de country et des vibrations sixties estivales. Du mélotron au tambourin, les accords s’envolent des guitares avec luminosité sur un clavier fort expressif. Les voix, astres sonores, montent et s’élèvent pour donner de la hauteur à l’Ascenseur Ouvert !

L’énergie mélodique est là. L’orchestration des guitares, violons, banjo, orgues et sitar, agrémentée des chœurs forme le fleuron des titres qui se succèdent avec justesse et efficacité. La basse vient remplacer le synthé déluré et les percussions dévoilent un profil spirituel et réfléchi. L’ambiance y est feutrée et détendue, parfois mystérieuse. Les Kingsbury Manx ont fait un break « utile » ces dernières années, se mariant et pouponnant. La maturité est impériale, à la faveur de la qualité des compositions que les Kingsbury, oxygénés et royaux, nous invitent à découvrir en lançant un « enjoy the ride ».
Pour une fois qu’un ascenseur ne risque pas de tomber en panne, on se laisse embarquer.
www.myspace.com/thekingsburymanx

mardi 23 juin 2009

A Singer Must Die


Parce que je les aime, j'en parle en annonçant leur concert le 02 Juillet 2009 au China à Paris, 12ème.

Extrait de Magic:
"Un import anglais, de l'indie pop dans la grande tradition des duos les plus mythiques (Johnny Marr et Morrissey en tête). On pensait que ce disque serait énorme, et l'on avait raison. Today, It's A Wonderful Day est aussi beau que perturbé. Alternant ballades introspectives et bijoux de pop incisive aux refrains touchés par la grâce (l'irrésistible Croydon Road, le single The Crash, Inadequate), ce premier album propose en dix titres un voyage à la fois enchanté et maniaco-depressif. Si, par moments, des riffs électriques de guitare vous font taper du pied, les accords de piano vous fendent instantanément le coeur"

Extrait de leur bio:
"Initié en 2005, A Singer Must Die (Angers) joue une musique surprenante et à forte personnalité. Manuel Ferrer affiche une obssession sans bornes pour certains modèles : Les Beatles, Syd Barrett et Nick Drake, Les Smiths et Elliott Smith, puis les courants électrocutés et agités d’une dark-wave qui serait revenue à un état brut. Une alliance des contraires ? Pas vraiment si on considère que ses héros sont tous traversés par une profonde mélancolie. D’un lyrisme aux antipodes de la scène française, sa rencontre avec le compositeur Philippe Le Guern sera d’emblée fructueuse."
"Bien décidé à explorer de nouveaux horizons, c’est avec le jeune Tomasz Jankowski, 18 ans, élevé aux rugissements bruitistes de Sonic Youth jusqu’au folk dénudé d’un Jeff Buckley, aux murs de sons et de tensions crées par My Bloody Valentine, Godspeed You! Black Emperor et Joy Division que Manuel Ferrer choisit de collaborer aujourd’hui. Ayant grandi dans une Pologne qui rêve de rock indé et projette ses bouleversements dans le prog-rock, Tomasz Jankowski s’impose comme le guitariste/claviériste idéal pour amener le projet là où on l’attend le moins. Les atmosphères se teintent désormais de lignes d’une certaine sécheresse hypnotique et des profondeurs de la mélancolie contenue, souvent heurtée et traversée de turbulences, et donnent étonnamment l’impression d’une très grande maturité qui aurait déjà connu les principaux séismes intérieurs."
http://piggledypop.blogspot.com/2008_02_10_archive.html
http://piggledypop.blogspot.com/2009/04/singer-must-die.html